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Areva annonce une vague de licenciement dans ses filiales du Niger

Le groupe nucléaire français Areva a annoncé lundi 9 octobre que quelques centaines de salariés dans ses filiales du Niger seront licenciés à partir de l’année prochaine.

Une mesure destinée à réduire les coûts, selon un communiqué de la Somaïr, l’une des deux filiales. Pour justifier sa décision, le groupe explique que « les conditions du marché sont très difficiles et les prix de l’uranium très bas », selon Areva, la prise de cette décision, « est une question de survie pour la Somaïr ».

Le marché de l'atome n’a pas encore réussi à se relever depuis la catastrophe de Fukushima au Japon il y a six ans. Le cours de la livre de concentré d’uranium est passé de 24 dollars au début de l’année à 20 actuellement et le niveau des réserves de trésorerie de la Somaïr, l’une des deux filiales d’Areva au Niger, n’a cessé de diminuer.

C’est la raison de ce nouveau plan social annoncé, après celui de 2015. 200 agents sur les 916 que compte la Somaïr vont perdre leur emploi. La mesure concernera également environ 500 postes de sous-traitants. Une annonce qui préfigure des discussions, selon Ousmane Abdul Karim, Secrétaire général de la section Somaïr du Syndicat national des Mines du Niger.

« Le directeur général a bien dit que ce deuxième plan social aurait lieu en temps opportun d’ici la fin de l’année ou au début de l’année 2018, explique Ousmane Abdul Karim, Secrétaire général de la section Somaïr du Syndicat national des mines du Niger. Il y aura des discussions avec les représentants du personnel comme le prévoit le code du travail nigérien », poursuit-il.

Quant à la Cominak, l’autre filiale d’Areva au Niger, elle devrait réduire sa production annuelle de 300 tonnes, pour passer de 1 400 tonnes à 1 100 tonnes. Mais aucun licenciement n’y a été annoncé pour l’instant.

Ces mesures de réduction de production et du personnel devraient s’étaler sur trois ans. Areva espère une remontée significative des cours de l’uranium en 2021.

RFI 11-10-2017

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