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Tchad : 33 dossiers jugés par la cour criminelle d’Abéché à l’Est du pays

33 dossiers incluant des cas d’assassinat, meurtre, association de malfaiteurs, viol d’infanticide, vol à main armée ainsi qu’une affaire pour détournement de derniers publics, sont inscrits au rôle de la cour criminelle d’Abéché, la capitale de l’Est du Tchad, dont les audiences ont démarré, mercredi

La cour d’appel d’Abéché, chef-lieu de la région du Ouaddaï, à l’Est du Tchad, tient sa première session criminelle de l’année grâce à l’appui financier du Programme d’appui à la justice au Tchad (PRAJUST).

Le procureur Général, près la cour d’appel d’Abéché, Namia Fulgent, s’est félicité de cet appui financier, rappelant que depuis 2015, les sessions ordinaires des cours criminelles n’ont pas eu lieu surtout dans les provinces.

M. Namia Fulgent reconnait qu’il est nécessaire de tenir la cour criminelle pour répondre aux préoccupations des victimes et des accusés qui attendent de connaitre leur sort depuis des années, profitant de l’occasion, pour appeler l’exécutif à cesser son immixtion dans les affaires judiciaires.

Le Procureur Général Namia Fulgent regrette que dans les provinces du Tchad beaucoup de magistrats exercent difficile leur travail à cause des autorités administratives, notamment, les préfets, sous préfets, les autorités militaires et traditionnelles qui se substituent à la justice en tranchant certaines affaires relevant du domaine de la justice.

« Même dans nos rangs, les difficultés liées à l’incompétence de certains magistrats formés au rabais, l’indélicatesse, l’insubordination et l’absentéisme sont autant de maux qui empêchent le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire », déplore-t-il.

Le président de la cour criminelle d’Abéché, le juge Adoum Ousmane et ses conseillers ont une semaine pour examiner les 33 dossiers criminels soumis à leur session.

(APA 03/08/17)

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